Publié le 14 mars 2018
Article écrit par Expansio

14.03.2018 – LA TRIBUNE, Paroles d’Experts Expansio : l’international, une dynamique positive.

L’internationalisation constitue une étape clé de la croissance d’une entreprise : sa capacité à exporter aura une influence directe sur sa santé et sa résistance aux crises.

L’international est incontestablement un levier de croissance important pour les jeunes entreprises. Dans la plupart des pays, les entreprises exportatrices présentent un profil spécifique : elles sont en moyenne plus productives, plus innovantes et emploient plus de salariés que les entreprises non exportatrices de taille similaire.

En France, 124 100 entreprises exportent des biens sur les marchés internationaux.

Des défis structurels à relever :

Les PME se heurtent à des freins particuliers, liés à leur taille, pour s’engager et se maintenir sur les marchés étrangers.

Exporter nécessite généralement des ressources supplémentaires par rapport à la vente sur le seul marché national et implique des coûts fixes parfois élevés (prospection, adaptation aux normes locales, etc.), qui peuvent être plus difficiles à supporter pour de petites structures.

Les PME rencontrent également des freins pratiques, tels que l’insuffisance de ressources humaines ou le manque de connaissance de l’international. Ainsi, afin de limiter les coûts additionnels, les PME peuvent parfois débuter leur internationalisation dans le sillage de grands groupes, en fournissant des grandes entreprises implantées à l’étranger.

Ces entreprises font également face à une faible capacité financière : c’était même l’une des premières explications avancées par les entrepreneurs dans l’enquête entreprise de l’Observatoire des PME afin de présenter le retard d’internationalisation.

On peut noter également que le processus d’internationalisation nécessite la mobilisation de ressources et de compétences liées à l’ensemble des composantes de la société, qu’elles soient internes ou dirigées vers son environnement.

Mais les petites entreprises disposent également d’atouts leur permettant de saisir les possibilités offertes par les marchés extérieurs : elles semblent parfois être plus flexibles et en mesure d’adapter plus facilement le contenu de leurs exportations que les grandes entreprises (prises de décisions plus rapides et coûts de coordination réduits). Le développement du commerce électronique devrait encore élargir les opportunités d’exportation pour les PME en leur facilitant l’accès à de nouveaux clients à l’étranger à moindre coût.

La maîtrise de la dimension linguistique par le dirigeant de la PME ou l’un de ses collaborateurs se présente comme une condition favorable et indispensable au développement à l’étranger.

Nous avons aussi la catégorie spécifique des START’UP BORN GLOBAL : Ce sont les jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance, les startups connaissent généralement un processus d’internationalisation rapide, par l’exportation ou l’implantation à l’étranger, parfois dès leur création, se développant ainsi simultanément sur les marchés étrangers et sur leur marché domestique.

À peine créées, elles se lancent à l’international pour toucher des marchés plus vastes. La grande difficulté c’est que l’international représente un investissement conséquent pour ces jeunes entreprises qui n’ont pas encore les ressources financières nécessaires à leur croissance. Leur réussite sera donc conditionnée par leur capacité à lever des fonds et à diversifier leurs sources de financement. Dans ce cadre l’accès des startups innovantes à un réseau d’investisseurs en capital-risque va se révéler déterminant dans les premières phases de leur développement.

D’une manière générale, la réussite à l’export résulte de la combinaison des moyens organisationnels, technologiques, techniques et humains, comme par exemple le dynamisme social du dirigeant et son ouverture à l’international, mais également sa capacité à intégrer la culture internationale dans toute l’entreprise mais également la maîtrise d’un niveau technologique élevé qui permet l’innovation et, également très important, la maîtrise des technologies de l’information sera déterminante pour la réussite de l’entreprise dans la pérennisation de son activité export.

Les secteurs à forte valeur ajoutée :

Les bouleversements économiques de cette dernière décennie ont affecté la composition sectorielle des exportations françaises, qui a continué d’évoluer vers des produits à plus fort contenu technologique. Les exportations françaises se trouvent aujourd’hui fortement spécialisées dans les technologies de moyenne et haute gammes, aéronautique et pharmacie en tête.

En miroir, on a assisté à une érosion des exportations dans des secteurs à moindre intensité technologique, devenus hautement concurrentiels avec l’émergence de nouveaux acteurs plus compétitifs sur ce segment de la chaîne de valeur. Ainsi, des secteurs tels que l’automobile ou la métallurgie ont continué de voir leurs parts au sein des exportations françaises se réduire.

Au sein d’industries plus traditionnelles, comme l’habillement et les accessoires, les produits français sont également positionnés sur des segments haut de gamme, comme l’illustrent les performances à l’exportation de la filière luxe (parfum, joaillerie, bagagerie). Leurs poids dans les exportations françaises ont progressé au cours des dix dernières années. Tiré par l’industrie du luxe, le secteur Cuir, bagageries et chaussures dans les ventes à l’étranger de la France a aussi fortement progressé.

Les secteurs en devenir :

Pour les secteurs en devenir on peut noter 4 thématiques porteuses pour les exportations françaises : la santé, l’agroalimentaire, les NTIC et la ville durable.

Les pays développés, et en premier lieu, l’Europe, resteront un débouché majeur pour les entreprises françaises, et en particulier pour les PME-ETI. Les exportations françaises sont encore en-dessous de leur potentiel dans plusieurs pays européens, notamment ceux du nord de l’Europe (Danemark, Suède, Norvège, Finlande). Ces quatre pays, qui comptent ensemble 25 millions de consommateurs, devraient bénéficier d’une croissance durablement plus élevée que la moyenne européenne.

Pour réussir, notre offre doit également être groupée et ciblée vers les pays où la demande sera demain la plus forte. On a beaucoup de défis pour demain : le renforcement des centres urbains avec l’essor de la « ville durable », le développement du numérique, l’accompagnement du vieillissement de la population, le passage à une économie décarbonnée…

La France est bien placée pour répondre à ces attentes qui renvoient aux valeurs et au modèle de société qu’elle cherche à promouvoir, aux compétences et au savoir-faire des entreprises françaises tout autant qu’à l’imagination technologique et à la créativité de nos entrepreneurs.

A propos d’Expansio :

EXPANSIO est une société de Conseil en Commerce International créé à Toulouse il y a 10 ans, EXPANSIO est une des rares entreprises de conseil ayant une spécialité sur les aides financières à l’export.

Le cabinet a développé un outil unique en France, EXPANSIO REPORT, logiciel de calcul, qui va de manière très rapide et pragmatique offrir à l’entreprise une vue globale des Dispositifs de Soutiens mobilisables par l’entreprise pour financer son développement à l’international.

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